Présente des oeuvres d'artistes revisitées à travers le code.
Entre exploration de concepts mathématiques et effets visuels interactifs,
chaque création est accompagnée d'une biographie pour mieux comprendre
la démarche et l'univers de l'artiste.
Peintre néerlandais considéré comme l'un des pionners de l'abstraction géométrique.
Il voyait la peinture comme un moyen d'exprimer la spiritualité à travers la couleur et la forme.
Mondrian ne cherchait pas à représenter la réalité visible,
mais une "réalité spirituelle" plus profonde.
Il croyait que la simplicité et l'harmonie des formes pouvaient exprimer une universalité et
refléter une sorte d'ordre cosmique.
"Il suffit de 4 couleurs pour colorier n'importe quelle carte plane de sorte que deux régions adjacentes
aient toujours des couleurs différentes."
En 1852, Francis Guthrie émet l'hypothèse des quatre couleurs.
Il faudra attendre 1976 pour qu'une démonstration soit enfin validée,
avec l'aide d'un ordinateur
(une première historique dans le monde des mathématiques).
Artiste, architecte, designer industriel,
typographe, graphiste et théoricien suisse.
Une figure majeure du modernisme européen du XXe siècle,
il est particulièrement connu pour son engagement dans l'art concret,
un courant artistique basé sur des principes mathématiques, géométriques et logiques.
Il voyait l'art concret comme une forme d'expression pure, sans symbolisme ni référence au monde extérieur.
L'art concret est un courant artistique né dans les années 1930, qui se distingue
par son approche rationnelle, géométrique et non figurative.
Contrairement à d'autres formes d'art abstrait,
l'art concret ne représente rien d'extérieur à lui-même :
il ne symbolise pas, n'évoque pas, il est.
L'art concret se caractérise par des formes géométriques pures, des couleurs nettes et limitées,
compositions basées sur des principes mathématiques, la symétrie, la proportion.
Il n'y a aucune représentation figurative ou symbolique.
L'oeuvre existe en tant qu'objet visuel autonome, sans autre fonction que d'être perçue et comprise selon sa propre logique.
Terme inventé par Guillaume Apollinaire pour décrire une peinture qui, à l'image de la musique d'Orphée, agit de manière sensorille et presque musicale.
Courant artistique né autour de 1912, l'orphisme est d'abord considéré comme une branche du cubisme, avant de s'en détacher par son usage radical de la couleur et son orientation vers l'abstraction.
Contrairement au cubisme, l'orphisme fait de la couleur son élément central.
Il joue sur les contrastes chromatiques, afin de créer directement l'espace,
la lumière et le mouvement.
L'orphisme tend vers une abstraction lyrique, souvent composée de formes circulaires,
de spirales ou rythmes visuels.
On parle parfois de
peinture "musicale" :
les couleurs y fonctionnent comme des notes.
L'orphisme désigne une peinture qui agit comme une musique visuelle : elle ne raconte pas,
elle se ressent.
Les formes deviennent rythmes, les contrastes deviennent vibrations.
Dans l'orphisme, regarder ne suffit pas : il faut expérimenter.
Comme des notes dans une composition, les couleurs interagissent,
s'intensifient, et transforment ce que l'on perçoit.
Robert Delaunay et Sonia Delaunay forment un couple majeur de l'avant-garde artistique du XXe siècle.
Ensemble, ils développent un langage visuel fondé sur la couleur,
le rythme et le mouvement.
Pour eux, la couleur ne sert pas à représenter
: elle agit.
Elle vibre, structure l'espace et crée une sensation de dynamisme presque musicale.
Robert Delaunay explore cette idée à travers la peinture.
Inspiré par la lumière et la modernité (ville, aviation, vitesse),
il fragmente les formes et les reconstruit par la couleur.
Ses compositions circulaires traduisent une recherche de rythme pur, proche de l'abstraction.
Sonia Delaunay, quant à elle, étend ces principes au-delà de la toile.
Peinture, textile, mode, objets :
elle applique l'orphisme à la vie quotidienne.
Elle collabore notamment avec Blaise Cendrars pour La Prose du Transsibérien, un livre où texte et couleur se répondent.
Avec elle, l'art sort du cadre et devient une expérience à vivre.
Motifs, contrastes, répétitions,
tout devient support de création.
Inspiration "Rythmes"
de Robert Delaunay
Une illusion d'optique est un phénomène visuel où ce que le cerveau perçoit ne correspond pas exactement à la réalité de l'image observée.
Autrement dit : l'oeil capte une information,
mais le cerveau l'interprète, la complète ou la transforme.
Notre perception n'est donc pas une copie fidèle du réel, mais une reconstruction.
Le cerveau cherche en permanence à reconnaître des formes, des mouvements,
des profondeurs ou des contrastes.
Pour aller plus vite, il utilise des repères visuels et des automatismes.
Certaines images exploitent justement ces mécanismes :
répétitions, contrastes de couleurs, lignes, perspectives ou rythmes visuels
perturbent l'interprétation et créent une sensation de mouvement, de vibration ou de déformation.
Les illusions d'optique révèlent ainsi une chose essentielle : nous ne voyons pas seulement avec nos yeux, mais aussi avec notre cerveau.
L'Art optique est un mouvement artistique apparu surtout dans les années 1950-1960.
Les artistes de l'Op Art utilisent la géométrie, les répétitions, les contrastes marqués, les lignes, les motifs mathématiques, et les jeux de couleurs pour provoquer des effets visuels capables de perturber la perception.
Leur objectif n'est pas seulement de créer une image, mais une expérience visuelle active.
Vibrations, scintillements, profondeurs instables ou mouvements apparents :
l'oeuvre semble se transformer sous les yeux du spectateur.
Ces effets reposent sur le fonctionnement même de notre perception.
Le cerveau cherche constamment à organiser les formes, les contrastes et les distances.
En répétant certains motifs ou en opposant fortement les couleurs et les lignes, les artistes créent
des situations visuelles que le cerveau interprète difficilement, produisant
alors des illusions de mouvement, de relief ou de déformation.
Dans l'Op Art, l'oeuvre n'est jamais totalement fixe : elle change selon la distance,
l'angle de vue, la lumière ou le déplacement du regard.
Le spectateur devient ainsi une partie essentielle de l'expérience.
L'Op Art entretient un lien fort avec la science :
il s'appuie sur la psychologie de la perception, la théorie des couleurs, les mathématiques et
plus particulièrement la géométrie.
Entre art et expérimentation visuelle, il explore la manière dont notre cerveau construit ce que nous voyons.